GRAND ANGLE

Fintech: La banque pour tous !

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Les technologies financières, communément appelées fintechs, sont devenues de véritables outils d’inclusion financière en Afrique. Leur nombre ne cesse d’augmenter, leur impact aussi. Focus sur cette finance numérique très prisée par une jeunesse hyperconnectée.

Fini l’époque où disposer d’un compte bancaire était un luxe. Ce privilège d’antan est devenu une habitude chez les populations naguère peu bancarisées et hyperconnectées de nos jours. Les fintechs sont passées par là. Ces technologies financières ont carrément bousculé les habitudes de consommation. Ouvrir un compte depuis son portable ou smartphone, y recevoir ou transférer de l’argent, payer ses factures ou effectuer des transactions en ligne, etc. Autant de facilitations pour démocratiser la finance numérique.
Le nombre des entreprises Tech ne cesse d’augmenter en Afrique, confirmant le succès de leur business model auprès des consommateurs. Elles sont passées de 301 en 2017 à 491 en 2019, soit une hausse de plus de 60%, selon le rapport « Finnovating for Africa 2019: Réinventer le paysage des services financiers en Afrique » publié par le portail numérique Disrupt Africa qui a suivi des startups fintech dans 28 pays, pendant quatre ans et demi. L’Afrique du Sud (141 fintechs), le Nigéria (101) et le Kenya (78) restent les principaux marchés avec 65,2% des nouvelles entreprises créées dans ce secteur en Afrique. Toutefois, « bien que les trois grands marchés soient en croissance, les développements les plus importants se produisent sur d’autres marchés, avec des pays tels que l’Ouganda, le Ghana et l’Égypte, en particulier, qui ont vu leur espace fintech local exploser », souligne le rapport.

132,8 millions de dollars levésen 2018
Autre constat, si les startups opérant dans des secteurs des paiements et des prêts restent les plus répandues, celles qui s’activent dans les investtech et insurtech ont plus que doublé ces dernières années. Selon Gabriella Mulligan, cofondatrice de Disrupt Africa, « le paysage des services financiers en Afrique suit une trajectoire tout à fait unique par rapport à d’autres régions géographiques. Ce qui est le plus remarquable à propos de cette trajectoire, c’est qu’elle est conduite par les entrepreneurs et leurs innovations locales.»
Ces entreprises ont levé un peu moins de 320 millions de dollars de financements depuis janvier 2015, dont 132,8 millions de dollars en 2018, soit le meilleur montant enregistré dans le secteur. Déjà en 2018, les fintechs représentaient 39,7% des investissements réalisés dans les 210 startups technologiques africaines (334,5 millions de dollars) selon le rapport African Tech Startups Funding Report publié par la même plateforme. « Aucun espace n’a autant d’impact potentiel de l’espace fintech en termes d’impact – et de profits – en Afrique, les startups exploitant de telles plateformes pouvant traiter de manière significative le problème majeur de l’exclusion financière sur le continent et promouvoir ainsi le développement de toutes sortes dans d’autres domaines. Il est donc passionnant de constater la vitesse de développement du secteur, mais aussi de constater les signes de maturation et de consolidation qui en assureront le succès ultime et la longévité », indique Tom Jackson, cofondateur de Disrupt Africa.

Par Baye Sakho

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