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Innovation: Les étudiants africains se connectent aux MOOC

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Les Massive Open Online Course plus connus sous l’acronyme «MOOC» ont complètement révolutionné l’enseignement supérieur en Afrique et dans le monde. Ces cours en ligne sont très suivis par des étudiants et travailleurs africains grâce aux multiples avantages et opportunités qu’ils offrent.

MOOC. Ces quatre lettres sont en train de bouleverser carrément les méthodes d’apprentissage habituelles. Avec elles, la connaissance se démocratise, le savoir se généralise. Mais au fond, de quoi s’agit-il ?

Les MOOC qui signifient en anglais Massive Open Online Course ou formations en ligne ouvertes à tous (Flot), cours en ligne ouverts et massifs (Clom) sont des cours gratuits dispensés par des professeurs de grandes universités dans le monde. Ce modèle a été développé pour la première fois en 2008 par des universités américaines telles que Stantford et Harvard. Par la suite, ce nouveau mode opératoire s’est largement répandu en Europe et sur d’autres continents. Certains sites à l’instar de Coursera et Khan Academy surfent sur cette vague ascendante en proposant des programmes similaires pour les apprenants.

L’engouement des étudiants et des travailleurs africains pour ces cours est un secret de Polichinelle. Pour eux, c’est une véritable aubaine, car ils offrent plusieurs avantages : la possibilité de suivre des formations qui les intéressent et qui ne sont pas proposées par leurs universités, suivre gratuitement des cours en vidéos sans bouger de son fauteuil, et enfin et surtout, ne plus fréquenter les amphithéâtres surpeuplés ou toutes les conditions pour un apprentissage de qualité ne sont pas réunies. L’autre avantage, c’est la possibilité de décrocher une certification payante après avoir validé les modules. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux sautent sur cette opportunité pour booster leurs CV et séduire les recruteurs.

L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), considérée comme le leader des MOOC en français, accueille bon nombre d’inscrits africains. On dénombrait plus de 40.000 inscrits pour une trentaine de MOOC, dont 13.073 étudiants africains. En 2014, plus de 20% des 11.300 inscrits au MOOC «Gestion de projet» de l’École Centrale de Lille provenaient de l’Afrique. Conscient de cet engouement, l’EPFL propose dans son offre académique un cours sur la «Ville africaine». Elle envisage de signer des partenariats avec des universités africaines pour accroitre le nombre d’étudiants avec comme objectif : 100.000 inscrits.

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