L’avenir sourit à ceux qui y sont le mieux préparés…

Promesse tenue. Dès ce début d’année 2018, nous passons en mode bimestriel et nous vous proposons une nouvelle maquette qui marque nos six années d’existence.
Dans ce premier numéro de 2018, nous recevons en «Grand Entretien» Mossadeck Bally, président du groupe Azalaï Hotels, un bâtisseur dans le secteur de l’hôtellerie en Afrique. On ne le dira jamais assez, il nous faut de plus en plus susciter l’émergence de grands champions africains qui ont à la fois un niveau d’exigence élevé et qui tirent parti des opportunités qu’offre notre continent afin de mieux rivaliser avec des multinationales européennes ou nord-américaines.
À cœur ouvert, le président d’Azalaï nous livre sa vision du développement de sa chaîne d’hôtels dans la zone UEMOA, et nous fait part de ses ambitions dans le reste de l’Afrique et n’esquive aucune question des menaces de la concurrence, mais aussi des préoccupations nouvelles liées au terrorisme dans la bande sahélo-sahélienne. Sans oublier la concurrence de nouveaux acteurs comme Airbnb et autres Booking qui ont bouleversé le secteur de l’hôtellerie.
Par ailleurs, on aborde également la question de l’école du 21e siècle et de la nécessaire révolution pédagogique qui doit préparer la nouvelle génération de travailleurs du savoir et accompagner la transformation digitale de nos gouvernements, entreprises et universités.
À ce titre, le déploiement récent de Happy Coders Academy au Sénégal avec l’ouverture de son premier Lab, qui met à disposition des enfants âgés de 4 à 15 ans les outils de programmation de robotique et d’intelligence artificielle, est à saluer. Déjà dans les pays du Nord, on assigne à l’école le rôle d’apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter, mais depuis peu on lui a rajouté une nouvelle mission; celle d’apprendre aux enfants à coder. Le code qui est le langage des ordinateurs est sans nul doute le meilleur passeport vers le marché de l’emploi de demain qui garantira à nos enfants des métiers intéressants et bien rémunérés. Il est donc temps que nous formions une masse critique de jeunes maîtrisant cette nouvelle grammaire. Cela passe par le renouvellement de nos curricula de manière à ce que les ministères africains de l’Éducation généralisent l’enseignement du code dans les écoles dès la plus tendre enfance et que nos gouvernements veillent à ce que l’on ne crée pas un «apartheid» numérique dans lequel seuls les enfants des plus aisés auraient accès à ce langage.
L’avenir sourit à ceux qui y sont le mieux préparés.

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