Passer d’un « No Man’s Land » juridique à la souveraineté numérique

Fin septembre 2018, 50 millions de comptes Facebook ont été piratés, poussant le réseau social à déconnecter de force 90 millions de comptes. Mi-octobre, Google+ annonce sa fermeture après le piratage des données personnelles de 500 000 utilisateurs. Un peu plus tôt dans l’année, lors du premier trimestre 2018, la société britannique Cambridge Analytica est accusée d’avoir collecté et exploité, sans leur consentement, les données personnelles de près de 90 millions d’utilisateurs de Facebook pour réaliser des publicités politiques ciblées durant la campagne électorale américaine de 2016 et le référendum britannique sur le Brexit.

Ces trois scandales ont mis à nu la vulnérabilité de ces deux grands mastodontes du social network et remis au goût du jour l’impérieuse nécessité de la protection des données personnelles.

Au moment où sous d’autres cieux l’heure est à la mise en place de législations pour protéger les e-citoyens contre de pareilles dérives, à l’image du Règlement général sur la protection des données personnelles (RGDP) en Europe, l’Afrique reste toujours à la traîne et semble de plus en plus déconnectée de cette priorité. Sur les 54 pays, seuls dix disposent d’un cadre et d’une instance chargée de les appliquer, notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Maroc et la Tunisie.

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